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18 januari Espace à Louer 2 ( le 2 ça aide kd on a pas d' idées)c'est si facile de se morfondre, De se plaindre de son quotidien, de laisser par le tristesse fondre, De se dire que l'on a une vie de chien De se sentir écraser, Par quoi je ne sais pas, Ici bas on a tout pour être heureux, On est la génération illimité, le ciné, le net, la musique, le téléphone, la pollution, les emmerdes et j'en passe. Et pour être heureux apparement c'est uniquement par forfait. 3h de bonheur par jour? Le bonheur illimité de 20h à 0h n'existe pas Le malheur en continu squatte les chaines d'info, pour trouver matière à rire on se réfugie dans la rubrique Insolites. Dans les rues les seules images ensoleillées ou colorés que je perçois sont ces innombrables panneaux publicitaires, Avec eux la rue devient l'espace, chaque pub une étoile, et il y en a partout, je lévite entre elles Spationaute égaré je confonds le M du métro avec celui du McDo, Mon cerveau ne veut plus lire il cherche simplement un m jaune, je recherche des logos, une virgule, une pomme, 3 bandes, Qu'importe je n'ai plus d'identité je ne suis plus qu'un panneau publicitaire ambulant. 09 januari espace à louerIl est tard et j'ai presque le cafard, Sans doute la vision du lit vide tel la defense un week end du mois d'aout provoque cela Je ne sais pas, je sais juste qu'à l'instant ou je tape ces mots je me sens chamallow. Ma vie est à l'envers, je me réveille papillon, et en fin de journée suis chenille. La journée s'écoule, les minutes filent comme le ver à soie, Et le soir arrivé le cocon c'est formé, et me voila prisonnier. Prisonnier de la solitude, reine de mes turpitudes, Prisonnier d'un écran, ciné, pc, tv Prisonnier d'un nuage de fumée, Mais puisque mon coeur n'a pas d'attache, Je suis libre de faire ce que je veux. 07 januari j'me sens d'humeurj'me sens d'humeur camembert, enrhumé en ce début d'année, ça devient une tradition, je me laisse aller à divaguer dans mon canapé, le pc devient mon voilier, un coup de barre a gauche sur le clavier, et me voila loin de la réalité. Je suis un flot de données, une éternelle équation, L'impossible tient dans sa résolution, Tant mon âme est perclue de contradiction, Je cherche un plan, une solution, Nulle part dans la vie il n'y a d'indication Me voila à vénérer mon futur tout en idolatrant mon passé. Âme errante, ombre qui passe, Je viens d'ailleurs, et j'y retourne sans cesse, Plus j'avance plus le poids de la vie s'alourdie, Quand on est seul le chemin prend forme de combat, Quand on est seul on doit colorer soi même sa vie. Et quand on est seul, la route semble si longue... 05 januari Une histoire en début d'annéeJe commence par bonne année c'est le leimotiv du moment, en 2008 je souhaite à mon entourage (donc tout les gens que je connais y compris ceux qui m'insupporte) le meilleur des mondes possible, de l'action, de l 'aventure, du bonheur, de l'amour, et plein d'bonnes choses! Pour les résolutions comme ce n'est pas ma tasse de thé je me tiendrais à mon habitude de ne pas en prendre, si ce n'est: Ecrire, et pour bien débuté voici un texte pondu il y a quelques semaines, c'est du vécu, c'est une vraie thérapie. Une histoire d’incendie L’année 2002 fut pour votre narrateur une année noire, ai sacrifié des heures pour le PS le temps des élections présidentielles, et pour notre pays pour finir en 3eme position derrière un le pen revigoré par l’insécurité, puis il y eu la coupe du monde 2002, la France ridicule, ne passa pas le 1er tour, et la perte de mon chat, Mafia qui emporta avec lui ma naïveté et mon enfance. Après ces déboires il me fallait terminer l’année en fanfare et ce fut le cas ce Mardi 31 décembre 2002. Mais de quelle manière ? Comment achever de façon merdeuse une année qui le fut tout autant, comment dépasser le stade merdeux pour atteindre celui d’ultime année EXECRABLE ? Par un incendie ! Je vivais dans une résidence d’un étage, bâtie 5 années auparavant, assez moderne à St Ouen L’Aumône. A l’étage je m’offrais un duplex de 30m² 2 étages, un escalier, et la fierté de vivre dans un cadre original permettant à 2 personnes de vivre ensemble sans cette maudite sensation de se marcher dessus. Le voisinage, hétéroclite se partageait entre Etienne, teufeur invétéré, une institutrice, un jeune couple et Stéphane. Stéphane, le temps a effacé ton nom de ma mémoire, ton visage y réside encore. Enfant perturbé, suivi par les services sociaux, drogué, travaillant rarement, oublié par ses parents. Je me souviens de ce soir où tu frappas chez moi, les yeux humides, tu ne savais pas à qui confier que ta mère et ton père avaient oublié ton anniversaire. Je t’ai ouvert ma porte, mon intérieur, à l’inverse des autres qui avaient peur. Des fois tu restais des heures assis contre ta porte, dans le couloir, tu grognais lorsque l’on t’approchais seule l’assistance sociale parvenait à te déloger. Grand, les cheveux longs, tes traits maghrébins étaient cachés par ta chevelure dont percé seulement ton regard sombre et profond. Trace du background de ton infernale vie, triste enfant de l’adoption, retrouvé tes parents, n’arrangea rien à ton quotidien. Je ne m’étalerai pas plus sur ce funeste personnage, qui en jouant bêtement avec son essence a Zippo mit le feu à sa moquette et à la place d’agir de façon responsable, se sauva laissant ouverte la porte de son appartement. Maintenant, recentrons nous sur le sujet. Il était minuit passé, ce mardi 31 décembre était encore jeune de quelques heures, je dormais, et du plus profond de mon sommeil je me senti comme extirpé par un malaise mêlant transpiration et difficultés respiratoire. Comme si l’on m’arrachais les poumons la douleur me fit me redresser, le premier sens en éveil fut l’ouïe, la vue ne m’était d’aucune utilité je ne voyais rien, l’obscurité était renforcée par je ne savais quoi lors de ce sursaut. A la place de l’habituel silence nocturne des lieux, j’entendais de multiples crépitements, des claquements, des bruits de chute, des cris, mais mes pensées se brouillent, je ne parviens pas à respirer. D’un bond le lit est derrière moi, allongé au sol l’air semble respirable, mes yeux embués par une fumée acre qui m’a déjà soulevé les poumons captent une lueur provenant de l’étage inférieur. Les crépitements reprennent enfin leur monopole dans mon esprit, cette lueur orange, il y a le feu, la chaleur enfin attire mon attention, enfin tout mes sens sont en éveil. Le temps d’ôter mon t shirt, d’en faire un masque, j’ai descendu les marches, jauge comme je peux la situation, le feu est dans le couloir pas encore dans l’appartement, il faut colmater les contours de la porte d’entrée. La fumée est épaisse, l’évolution se fait à tâtons ; yeux clos vers la cuisine, prendre les torchons les tremper, tous, tout ce qui est en tissu se retrouve dans l’évier l’eau coule à flot, a peine quelques secondes se sont écoulés et déjà les bras chargés de serviette, tablier et autres torchons je suis face à l’entrée. En quelques instants les torchons forment autour de la porte, une protection la lueur orangée a disparu, la porte n’est pas encore noircie il reste encore du temps. Une fois cela fait, reste à ouvrir les velux, l’air ne circule plus entre le couloir et l’appart, il est temps de pouvoir respirer convenablement, d’abord l’étage, je remonte, bondi sur le lit, m’accroche à la poignée du velux, et comme d’un geste salvateur j’actionne la poignée, la tire vers moi et d’un coup la chaleur s’efface. Pour faire place à la fraîcheur de cette nuit de décembre. Je reste quelques instants, les bras tendus le corps hors de l’appart, l’air frais me revigore, mes pensées se bousculent, mais une domine par dessus les autres, c’est le fil directeur de mes gestes, je dois survivre. Et il faut y retourner dans cet enfer, le second velux ouvert me permettra de voir comment si mes voisins s’en sortent. Redescendu du lit je me saisi du téléphone compose le 118, les pompiers répondent, pendant que j’ouvre le velux du salon les soldats du feu m’indiquent que déjà un véhicule est en route, ils me donnent ces classiques consignes de colmatages des portes. C’est déjà fait maintenant me reste à faire le plus dur, attendre. Ai revêtu les vêtements de la veille l’odeur de l’incendie les a déjà imprégné, cette odeur va se graver dans ma mémoire, je suis à la fenêtre, guettant, faisant des signes à mes voisins à leurs fenêtres, luxe de ma voisine, des fenêtres, des vraies, pas un velux plat, difficile d’accès. Le crépitement continue, on n’entend que lui, il masque les bruits de la rue, la moitié du corps à l’extérieur l’air reste saturé par l’odeur de brûlé, je regarde le toit de l’immeuble, une fumée grisâtre en sort, tout le long du toit entre les tuiles on voit sortir de minces filets de fumée, signe que les flammes avancent, le feu gagne du terrain. Si il ne peut passer par les portes, il s’infiltrera autrement, par le squelette de la résidence il rampera, gagnera les murs, et une fois qu’il nous aura tous fait prisonnier, nous consumera, mais c’est sans compter l’instinct de survie. Enfin les sirènes prennent le pas sur les crépitements, enfin le hurlement des camions rouges ravivent la lueur d’espoir que nous avons en chacun de nous, enfin de l’aide. Ils sont en bas, en un clin d’œil les tuyaux sont clampés, le temps d’un souffle l’eau coule sur le toit, des hommes semblables à des cosmonautes pénètrent dans la résidence derrière eux, un long tuyau, et le bras mécanique s’actionne. A son extrémité une nacelle, un pompier s’approche de la fenêtre de ma voisine, elle grimpe à bord et quitte enfin les lieux. La nacelle revient vers moi le pompier a l’air inquiet, mon velux ne semble pas approprié pour une évacuation après quelques manipulations le soldat du feu me crie qu’il ne peut me sortir de là, que je vais devoir attendre l’arrivée des pompiers en train de combattre le feu dans les couloirs de la résidence. La nacelle s’éloigne, je me retourne vers la porte, à mon réveil j’avais instinctivement allumé la lumière, la fumée s’étant échappée enfin j’y vois clairement. La porte commence à devenir sombre, le temps commence réellement à compter. Dans une poignée de minutes, il aura dévoré ce frêle obstacle qui nous sépare. Klang !!!! Ce bruit résonne encore dans mon esprit, d’un coup la lumière se coupe, l’électricité vient d’être coupée, l’obscurité est revenue, cependant, du velux passe un filet de lumière, j’aperçois mon paquet de cigarettes, mes feuilles, mon lecteur mini disc. A ce stade de l’incendie je ne sais plus si je vais survivre, j’ai encore l’espoir mais le doute me taraude. Je m’assois au milieu du salon, roule un joint, après tout si c’est la fin mieux vaut savoir la fêter, je l’allume, entre mes doigts un incendie que je peux maîtriser, dans le couloir un incendie que les pompiers tentent de maîtriser. Il le maîtrise, je le méprise, ils avancent ? Qu’en sais-je ? Je ne parviens pas à identifier leur avancée le bruit de l’incendie est trop fort, il couvre tout. Le temps s’écoulent, ma porte ne résistera plus maintenant qu’un poignée de seconde, le seau d’eau à la main je l’asperge. Ultime soubresaut de mon orgueil, je ne veux pas crever là, un torchon commencé à rougir contaminé par la chaleur il souhaitait être le premier à répandre les flammes dans mes murs mais hors de question, d’un jet d’eau le voilà calmé. Je fume, et cours de la cuisine a la porte le seau comme ultime arme, dernier bouclier face à cet ennemi tentaculaire. Tandis que je me bats j’entends frapper violemment à la porte, la libération, je m’approche la chaleur est insupportable et au milieu de ce chari vari sonore j’entends l’ordre d’ouvrir la porte, je me saisi d’un torchon et la main protégée j’actionne la poignée, j’entends le pschit provoqué par le contact du torchon avec la poignée que je devine brulante. J’ouvre la porte en un éclair deux hommes pénètrent, je suis aveuglé par la lueur de l’incendie dans le couloir. Les murs ne sont plus que flammèches virevoltantes, du plafond les tuyaux et autres fils pendent telles de la bave ils se répandent sur le sol. Telle une marée noire ils bouillonnent, et s’étalent dans des splochs proche des remugles d’un volcan. Je referme la porte, le premier pompier retire son masque, me salue et me tend un masque à oxygène, me recouvre d’une couverture puis me positionne entre lui et son collègue. Leurs corps massifs me protégent d’avant en arrière, ce sont eux maintenant mes boucliers mais aussi mes sauveurs. Il ouvre la porte, nous nous jetons dans cet enfer, mes pieds collent au sol, chacun de mes pas me semblent lourds, je suis aveuglé, intérieurement terrorisé, la fournaise est a son apogée, je sens quelques choses tombé sur ma couverture, un lourd amas de plastique fondu coule le long de la couverture mais nous continuons à avancer, mon appart au fond du couloir, face au cœur de l’incendie était le dernier à vider, la chose est quasiment accomplie nous reste maintenant à affronter les escaliers, et en dernier lieu le hall. Le Feu c’est déjà répandu partout le sol est trempé, nous évoluons tant bien que mal, j’entends ma respiration résonné dans ma tête, mon masque me permet d’admirer cette incroyable symphonie dédiée à la destruction, les escaliers sont face à nous l’eau a amoindrie la présence des flammes, nous nous mettons à courir en prenant soin de ne pas glisser. C’est une fuite vers la vie, derrière nous la mort essaie de faire son œuvre, par les flammes elles cherchent des victimes. Mais notre instinct est le plus fort. Chaque marche descendue est une bataille que nous remportons sur elle. Enfin nous voilà dans le hall une épaisse fumée lèche le plafond et s’engouffre par l’entrée, et comme sortant de nul part nous nous en extirpons pour laisser derrière nous l’apocalypse. Les 2 pompiers se séparent, on me reprend mon masque des mains, je laisse ma couverture tombée au sol, la regarde pour m’apercevoir qu’elle est recouverte d’une couche de plastique fondu mêlé a du plâtre, le tout encore bouillonnant. L’immeuble est dans mon dos je ne veux pas le voir, je respire vite, un infirmier vient vers moi me parle mais je ne l’entend pas, la fureur de l’incendie, pas encore éteint est toujours présente dans mon cerveau. Je vois la foule de badauds attirée par l’événement, je les dévisage, il me contemple comme un miraculé. L’infirmier me prend par le bras, et, doucement me mène vers une ambulance. L’air frais me réveille, le piquant du froid de cette nuit d’hiver me ramène vers la réalité, je prends conscience lentement que je m’en suis sorti. Tandis que je marche au milieu des secours je distingue mes voisins, tous s’en sont sortis, tous parlent, tous ont de grands gestes pour mimer ce qu’ils ont vu le même prénom revient. Stéphane, ou est Stéphane ? Et alors que je pénètre dans l’ambulance, je sens la nécessité de me retourner. Là en hauteur dans l’ambulance alors que l’homme en blanc tente de me faire allonger, j’observe au loin cette ombre, caché derrière la poubelle destinée au verre, je l’aperçois. Sa longue silhouette maigre se détache parfaitement maintenant, c’est lui Stéphane, il est venu admirer le résultat de son crime. Comme par réflexe je tend la main vers lui, comme attiré par mon geste, le peuple agglutiné suis la direction que j’indique, et une fois la silhouette reconnue. Un brouhaha prend place la foule a reconnu celui que je désignai. Les forces de l’ordre se précipite vers lui, c’est la fin. Tandis que la police embarque ce qui était mon voisin, je m’allonge, on me pose un inhalateur, on prend mes constantes, les portes se ferment, on me mène à l’hôpital. A travers les vitres mates je devine les rues, une voix me dit doucement que l’on s’éloigne, que le cauchemar est terminé, c’est ma conscience, elle devient de plus en plus douce et faible comme si elle prenait congés de moi après avoir été tant réclamée ce soir. Enfin l’hôpital de Pontoise, j’arrive dans ma chambre sors le lecteur mini disc de ma poche, enfile les écouteurs et lance Björk. Comme une récompense à ce que j’ai vécu sa voix me berce, chasse les images cauchemardesques qui me hantent, et la fatigue prend le dessus, je n’ai plus peur, j’ai survécu, je peux maintenant me reposer. |
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